{"id":3697,"date":"2018-05-02T11:58:47","date_gmt":"2018-05-02T09:58:47","guid":{"rendered":"http:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/?p=3697"},"modified":"2018-06-06T12:37:51","modified_gmt":"2018-06-06T10:37:51","slug":"constellation-68-ceci-nest-pas-une-commemoration-1-au-3-juin-2018","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/en\/blog\/2018\/05\/02\/constellation-68-ceci-nest-pas-une-commemoration-1-au-3-juin-2018\/","title":{"rendered":"Constellation 68 : Ceci n&#8217;est pas une comm\u00e9moration"},"content":{"rendered":"<p class=\"qtranxs-available-languages-message qtranxs-available-languages-message-en\">Sorry, this entry is only available in <a href=\"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3697\" class=\"qtranxs-available-language-link qtranxs-available-language-link-fr\" title=\"FR\">French<\/a>. For the sake of viewer convenience, the content is shown below in the alternative language. You may click the link to switch the active language.<\/p>[vc_row][vc_column width=&#8221;2\/3&#8243;][vc_column_text]\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">2018 marque les cinquante ans de mai 68. \u00c0 cette occasion <strong>Bandits-Mages<\/strong> vous propose du <strong>1er au 3 juin 2018<\/strong>, au Ha\u00efdouc, <strong>Constellation 68 : Ceci n\u2019est pas une comm\u00e9moration<\/strong>. Durant tout un week-end, vous d\u00e9couvrirez deux programmes aux titres\u00a0\u00e9vocateurs : <strong>(Re)D\u00e9ployer 68 &#8211; 68 (Re)Extended &#8211; Desplegar 68<\/strong>, compos\u00e9 par <strong>Olivier Hadouchi<\/strong>, historien et programmateur de films et\u00a0<strong>Moving Inside \/ Les vies boulevers\u00e9es<\/strong>, compos\u00e9 par <strong>Aliette Certhoux<\/strong>, auteure, \u00e9ditorialiste et curatrice, sp\u00e9cialiste des cultures\u00a0num\u00e9riques.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Les huit s\u00e9ances se feront en pr\u00e9sence des r\u00e9alisateurs et\u00a0auteurs tels que <strong>St\u00e9phane Gatti, Daniel Guibert, Jacques\u00a0K\u00e9badian, Jean-Marc Salmon, Bachir Ben Barka, Mounir\u00a0Allaoui, Louisette Far\u00e9niaux, Claudia Von Alemann, Boris Lehman,\u00a0Mathieu Kleyebe Abonnenc,<\/strong><\/span>\u00a0<span style=\"font-size: 12pt;\"><strong>Jackie Raynal-Saleh<\/strong>, et d\u2019autres invit\u00e9-e-s chercheurs-euses et universitaires.\u00a0Ils-elles animeront des d\u00e9bats \u00e0 l\u2019issue des projections, dont\u00a0certains se poursuivront autour de buffets.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 12pt;\">Dates du\u00a0<strong>1<sup>er\u00a0<\/sup>au 3 juin <\/strong>\u00a0\/\/ \u00a0Entr\u00e9e\u00a0<strong>participation libre<\/strong><\/span><\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][vc_column width=&#8221;1\/3&#8243;][vc_single_image image=&#8221;3720&#8243; img_size=&#8221;full&#8221; onclick=&#8221;custom_link&#8221; img_link_target=&#8221;_blank&#8221; link=&#8221;http:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/plaquette-flyer-006-c2-New2.pdf&#8221;]<a href=\"http:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/plaquette-flyer-006-c2-New2.pdf\" class=\"symple-button normal red   \" target=\"_blank\" title=\"T\u00e9l\u00e9charger le Flyer\"  rel=\"nofollow\"><span class=\"symple-button-inner\" ><span class=\"symple-button-icon-left fa fa-file-pdf-o\"><\/span>T\u00e9l\u00e9charger le Flyer<\/span><\/a>[\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_tta_accordion active_section=&#8221;&#8221;][vc_tta_section title=&#8221;Ouverture &#8220;CONSTELLATION 68&#8220; &#8211; The night readers, Mathieu Kleyebe Abonnenc (2018) &#8221; tab_id=&#8221;1525686721598-5b3e2735-8db3&#8243;][vc_column_text]\n<p>Une proposition d\u2019Aliette Certhoux et de Olivier Hadouchi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8220;<i>The Night Readers<\/i> (Les lecteurs de la nuit) est un documentaire sur la d\u00e9colonisation et les premi\u00e8res d\u00e9cennies post-coloniales chaotiques du Suriname, depuis l\u2019ind\u00e9pendance conclue avec le gouvernement n\u00e9erlandais en 1975 jusqu\u2019\u00e0 nos jours, datation de ces \u00e9v\u00e9nements par l\u2019auteur, et l\u2019impact de la d\u00e9stabilisation surinamaise sur les villages et les ressources des populations frontali\u00e8res guyanaises, le long du fleuve Maroni et de la route nationale entre Saint Laurent du Maroni et Cayenne.<\/p>\n<p>R\u00e9alis\u00e9 par l\u2019artiste plasticien Mathieu Kleyebe Abonnenc, auquel ces lieux ne sont pas \u00e9trangers, ce film installe de fa\u00e7on sensible \u2014 musicale, par ses rythmes, ses contrepoints, et les diff\u00e9rentes tonalit\u00e9s de ses mat\u00e9riaux, \u2014 \u00e0 la fois une d\u00e9construction compr\u00e9hensive de l\u2019Histoire, une information g\u00e9n\u00e9rale, et une cr\u00e9ation organique du documentaire d\u2019auteur impliqu\u00e9, qui ne s\u2019apparente ni \u00e0 la bio-histoire ni \u00e0 l\u2019autobiographie, ni \u00e0 l\u2019autofiction.&#8221;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.larevuedesressources.org\/Constellation-68-Mathieu-Kleyebe-Abonnenc-and-The-night-readers.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Plus d&#8217;infos sur\u00a0: la Revue des Ressources<\/a><\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_tta_section][vc_tta_section title=&#8221;(RE)D\u00c9PLOYER 68 \u2013 68 (RE)EXTENDED \u2013 DESPLEGAR 68 &#8211; Compos\u00e9 par Olivier Hadouchi&#8221; tab_id=&#8221;1525251312832-26882f3f-b9b9&#8243;][vc_column_text]\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1968, des vagues contestataires, o\u00f9 la jeunesse joue un r\u00f4le important, surgissent dans divers endroits de la plan\u00e8te, de Berlin \u00e0 Paris, de Tokyo \u00e0 Sochaux, de Dakar \u00e0 Belgrade, de Prague \u00e0 Mexico. Sans faire abstraction des sp\u00e9cificit\u00e9s locales et des diff\u00e9rences de situation entre les lieux, les continents, les pays ou m\u00eame les r\u00e9gions, de nouvelles visions du monde et de la politique \u00e9mergent alors. Les dimensions anti-imp\u00e9rialistes et internationales (voire m\u00eame internationalistes), l\u2019apport des Suds insurg\u00e9s, n\u2019ont-t-ils pas souvent \u00e9t\u00e9 \u00e9clips\u00e9s au profit de r\u00e9cits parfois limit\u00e9s \u00e0 une seule ville (comme si d\u2019autres villes n\u2019avaient pas boug\u00e9 dans l\u2019Hexagone, en dehors de la \u00ab\u00a0capitale\u00a0\u00bb)\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous souhaitons ouvrir et d\u00e9ployer 1968, interroger ses sources, ses m\u00e9moires, ses \u00e9chos &amp; ses r\u00e9sonances \u00e0 travers un agencement de films &amp; de vid\u00e9os.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9ployer &amp; d\u00e9plier des apports et des propositions autour de 1968, en prenant en compte ses \u00e9ventuels pr\u00e9misses et ses \u00ab\u00a0vies ult\u00e9rieures\u00a0\u00bb (pour reprendre l\u2019expression de Kristin Ross), afin d\u2019\u00e9largir et d\u00e9multiplier cette constellation multiple et plurielle porteuses de nombreux \u00e9l\u00e9ments\u00a0qui n\u2019ont pas cess\u00e9 de nous int\u00e9resser. L\u2019aspect international(iste), la notion de convergence des luttes (parfois si d\u00e9cri\u00e9e ou consid\u00e9r\u00e9e comme un mythe), le rapport entre l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0ici\u00a0\u00bb et l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0ailleurs\u00a0\u00bb, la critique anti-autoritaire &amp; la dimension utopique \u2013 sans oublier d\u2019autres aspects qui surgiront des projections &amp; des \u00e9changes \u2013 sont autant de pistes \u00e0 explorer et \u00e0 discuter ensemble.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Bio-Biblio Olivier Hadouchi<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2017, il a con\u00e7u un cycle de films pour le Mus\u00e9e de la Reina Sof\u00eda (Madrid) et des s\u00e9ances pour le ZdB (Lisbonne) et Bandits-Mages (Bourges), et il participe r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 des festivals de cin\u00e9ma. R\u00e9cemment, il a collabor\u00e9 aux ouvrages collectifs suivants : Filmmakers of the World, Unite ! Forgotten Internationalism, Czechoslovak Film and the Third World \u00a0\u00bb (dirig\u00e9 par Tereza Stejskalov\u00e1 \u00e9dit\u00e9 par Tranzit\/Prague), \u00ab\u00a0Chris Marker. L\u2019homme-monde\u00a0\u00bb (dirig\u00e9 par Christine Van Assche, Raymond Bellour) ou aux revues Cin\u00e9mAction, Third Text ou La Furia Umana.<\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_tta_section][vc_tta_section title=&#8221;MOVING INSIDE \/ LES VIES BOULEVERS\u00c9ES &#8211; Compos\u00e9 par Aliette Certhoux&#8221; tab_id=&#8221;1525247647822-2fe31f68-3c99&#8243;][vc_column_text]\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><a href=\"https:\/\/www.larevuedesressources.org\/Constellation-68-ceci-n-est-pas-une-commemoration-1-2.html#nh2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Moving inside &#8211;&gt; La revue des ressources<\/a><br \/>\nOui ! au fil de la narration qui ne pr\u00e9existe pas \u00e0 l\u2019\u00e9coute, qui se forme, s\u2019in-forme d\u2019elle. Ici\u00a0\u00ab\u00a0le solide, le dur, le construit \/ est troubl\u00e9 par le l\u00e9ger, l\u2019impalpable \/ L\u2019Imp\u00e9rissable d\u00e9place, d\u00e9ment le mortel \/ Le Sublime \u00e9ponge, d\u00e9vaste le commun \/ Le Sublime hors du sanctuaire \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Vive le hors de\u2026 le \u00e0 tort et \u00e0 travers dans le vif du sujet\u2026 Il ne s\u2019agit pas du \u00ab\u00a0renversement de toutes les valeurs\u00a0\u00bb en recr\u00e9ant une hi\u00e9rarchie et du pouvoir. Il s\u2019agit de vies capables de s\u2019\u00e9mouvoir, de vies boulevers\u00e9es, touch\u00e9es par la vie.<\/em>\u00a0<strong> Nathana\u00eble Chatelain<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les personnalit\u00e9s particuli\u00e8res qui assum\u00e8rent l&#8217;auto-d\u00e9fense desdits gauchistes pendant les ann\u00e9es chaotiques furent au premier plan de ceux qui portaient en eux l&#8217;utopie comme une croyance. Pour la solidarit\u00e9 d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 en commun, un dispositif politique humain, l&#8217;attention de l&#8217;autre, la solidarit\u00e9 protectrice militante dans les luttes anti-imp\u00e9rialistes et contre les fascistes, mais aussi contre la police, et dans l&#8217;activit\u00e9 syndicale pour la protection des gr\u00e9vistes dans les usines et les universit\u00e9s. Visibles aux yeux de tous lorsqu&#8217;ils encadraient les manifestations de rue : les S.O. Mais bien davantage, des militants \u00e0 part enti\u00e8re des micro-soci\u00e9t\u00e9s exp\u00e9rimentales dont ils \u00e9taient mandat\u00e9s pour organiser la protection avec ces soci\u00e9taires \u00e0 savoir : les occupations organis\u00e9es en communes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant l&#8217;av\u00e8nement mondial du lib\u00e9ralisme, ses organisations supranationales, et ses post d\u00e9mocraties, la R\u00e9volution des \u0153illets nous montrera comment une organisation militaire contre toute tradition de la dictature peut la renverser, vers une simple d\u00e9mocratie, et peut-\u00eatre aussi aujourd&#8217;hui m\u00eame en Arm\u00e9nie. Nous verrons peut-\u00eatre les nouvelles \u00e9mergences et comment leur auto-d\u00e9fense n&#8217;est pas la guerre d&#8217;ing\u00e9rence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les ann\u00e9es de 1960 \u00e0 1970 tous les partis de gauche, leurs mouvements de jeunesse, et les organisations gauchistes, avaient leur service d&#8217;ordre respectivement organis\u00e9 par un chef charismatique. La guerre d&#8217;Alg\u00e9rie \u00e0 peine termin\u00e9e laissait dans son sillage une extr\u00eame droite colonialiste violente, active pour le soutien de la guerre am\u00e9ricaine au Viet Nam, et la derni\u00e8re guerre mondiale \u00e9tait assez proche pour que le corps de la police municipale contint encore des policiers vichystes en activit\u00e9, de ceux qui venaient de commettre le massacre du 17 octobre contre les Alg\u00e9riens, \u00e0 Paris, en 1961.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On conna\u00eet Pierre Goldman \u00e0 cause de son proc\u00e8s pour un crime qu&#8217;il assuma sans l&#8217;avoir commis et \u00e0 cause de son assassinat. Beaucoup plus jeune \u00e9tait le trotskiste Michel Recanati dont un film lui \u00e9tant consacr\u00e9, &#8220;Mourir \u00e0 30 ans&#8221;, raconte la trag\u00e9die. Roland Gengenbach s&#8217;impliquera dans tout ce qui se r\u00e9volutionnera en France apr\u00e8s 1968 et ne survivra pas \u00e0 son id\u00e9alisme forcen\u00e9. Quant \u00e0 Jacques R\u00e9my, parce que son engagement heureusement n&#8217;interrompit pas sa vie, on ne le conna\u00eet pas : pourtant une des plus hautes figures de l&#8217;auto-d\u00e9fense dans ces ann\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;\u00e9clatement des gauchistes en groupes autonomes arm\u00e9s mit fin \u00e0 la cause collective de l&#8217;autod\u00e9fense, notamment en Italie, en France, en Allemagne. L&#8217;issue des guerres imp\u00e9rialistes, la r\u00e9habilitation parlementaire de l&#8217;extr\u00eame droite en France, la fin de la guerre froide, et l&#8217;\u00e9dification supra-nationale de l&#8217;Union europ\u00e9enne marqu\u00e8rent le terme de la l\u00e9gitimit\u00e9 de l&#8217;auto-d\u00e9fense. Aujourd&#8217;hui, en France, la violence commune est enti\u00e8rement du c\u00f4t\u00e9 du pouvoir. On s&#8217;en est aper\u00e7us lors des occupations universitaires notamment \u00e0 Montpellier et g\u00e9n\u00e9ralement lors des manifestations. Que reste-t-il de l&#8217;autod\u00e9fense et qu&#8217;aurait-elle \u00e0 d\u00e9fendre aujourd&#8217;hui ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il peut aussi s&#8217;agir d&#8217;un territoire investi d&#8217;un projet sur la dur\u00e9e. En 1970 les militants de la Zingakuren organis\u00e9s en arm\u00e9e venaient secourir les insurg\u00e9s de plusieurs villages de paysans contre la construction de l&#8217;a\u00e9roport de\u00a0Narita\u00a0non loin de Tokyo (exploit immortalis\u00e9 par Yann Le Masson et\u00a0B\u00e9nie Deswarte<em>\u00a0<\/em>dans le film\u00a0<em>Kashima Paradise)<\/em>. Changement d&#8217;\u00e9poque et rien \u00e0 voir : pourtant, comment ne pas penser \u00e0 l&#8217;autod\u00e9fense (et au projet) des Zadistes de Notre-Dame-des-Landes, pour lesquels l&#8217;utopie qui ne s&#8217;\u00e9crit pas au futur colle au terrain, rejoints par des masses d&#8217;interposition bienveillantes ou solidaires dont la dispersion sur le territoire annihila finalement\u00a0la puissance de la police ?<\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_tta_section][vc_tta_section title=&#8221;MOVING INSIDE \/ GARE \u00c0 L&#8217;URBANISME &#8211; Compos\u00e9 par Aliette Certhoux&#8221; tab_id=&#8221;1525247647878-f50982c1-8f61&#8243;][vc_column_text]\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.larevuedesressources.org\/Constellation-68-ceci-n-est-pas-une-commemoration-1-2.html#nh2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Moving inside &#8211;&gt; La revue des ressources<\/a><br \/>\nGuerre \u00e0 l\u2019urbanisme\u00a0! \u00c9videmment\u00a0! Cette conception sociale est au-dessous du niveau de l\u2019int\u00e9r\u00eat, elle est au-dessous de toute critique, mais elle n\u2019en reste pas moins un sujet de la critique, tout comme le consommateur, qui est au-dessous de l\u2019humanit\u00e9, reste un sujet du commer\u00e7ant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Urbaniser la lutte des classes<\/em>, Paris, <em>Utopie<\/em>, d\u00e9cembre 1969.<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-align: justify;\">On ne sait plus quel haut fonctionnaire de l&#8217;Etat se vanta vingt ans apr\u00e8s 1968 d&#8217;avoir profit\u00e9 du mouvement de gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale pour organiser imperceptiblement le contingentement de l&#8217;essence, en mai, afin de circonscrire les insurg\u00e9s dans leurs lieux insurrectionnels et les gr\u00e9vistes dans les usines occup\u00e9es sur le tas. Mais les accords de Grenelle \u00e9tant sign\u00e9s le 27 mai, elle fut lib\u00e9r\u00e9e d\u00e8s le 31 pour d\u00e9congestionner les bastions de la lutte des classes avec la complicit\u00e9 des syndicats, et pour que tout le peuple se mettant \u00e0 circuler, selon l&#8217;expression &#8220;circulez, il n&#8217;y a [plus] rien \u00e0 voir&#8221;, les n\u00e9gociations ayant \u00e9t\u00e9 favorables, les fran\u00e7ais ne fussent pas priv\u00e9s de leurs cong\u00e9s ordinaires cette ann\u00e9e l\u00e0, et m\u00eame encourag\u00e9s \u00e0 partir sans devoir affronter d&#8217;augmentation des co\u00fbts.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car il fallait les faire taire, ainsi dans la r\u00e9jouissance de la phase consum\u00e9riste ultime du capitalisme de la production, dans ces mouvements de reflux et de flux, s&#8217;inscrit aussi la lutte des classes et une fa\u00e7on de la dominer sans violence.\u00a0<em>Urbaniser la lutte des classes<\/em>\u00a0c&#8217;est aussi cela, de la p\u00e9nurie \u00e0 la profusion, de la r\u00e9tention aux flux. Et aujourd&#8217;hui depuis les flux de la communication num\u00e9rique du temps r\u00e9el changeant \u00e0 vue ses messages, jusqu&#8217;\u00e0 la duplicit\u00e9 des r\u00e9seaux entre libert\u00e9 et surveillance, et \u00e0 la novlangue instruisant les doubles contraintes de l&#8217;expression et du silence. Tout cela concerne \u00e9galement l&#8217;urbanisme dans sa forme virtualis\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Gare \u00e0 l&#8217;urbanisme<\/em>\u00a0est une plaquette \u00e9crite et publi\u00e9e en 1969 par un comit\u00e9 d&#8217;action de jeunes architectes et urbanistes \u00e9mergents de la revue\u00a0<em>Utopie<\/em>, pour alerter les \u00e9tudiants sur la pr\u00e9paration de la structure d&#8217;enseignement de l&#8217;urbanisme, qui innovait de nouvelles formes institutionnelles \u00e0 produire de la ville et \u00e0 la mettre en circulation, comme un moyen ultime de contr\u00f4le du territoire et de ses liaisons. Et d&#8217;en former les chiens de garde impr\u00e9gn\u00e9s de sociologie pour humaniser les architectes de l&#8217;\u00e9tage courant alimentant les caisses des partis politiques, et les X Ponts draconiens des nouvelles voies europ\u00e9ennes qui allaient fragmenter les territoires et la diversit\u00e9 du climat quadrillant la France nouvelle, avec de nouveaux intellectuels intelligents, interf\u00e9rant entre les professions traditionnelles, productifs, cr\u00e9atifs, ex\u00e9cutifs, et m\u00eame bienveillants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces nouvelles institutions r\u00e9cup\u00e9raient la th\u00e9orie critique de la ville. Le livre de rupture \u00e9tait l&#8217;ouvrage de Henri Lefebvre,\u00a0<em>Le Droit \u00e0 la ville<\/em>, loin de l&#8217;urbanisme unitaire et de la d\u00e9rive des Situationnistes. La proposition d&#8217;une organisation \u00e9tatique bienveillante de l&#8217;espace en partage d&#8217;\u00e9galit\u00e9 sociale, l&#8217;extension des villes existantes et leurs mises r\u00e9seau plut\u00f4t que les villes dortoirs ou les conglom\u00e9rats aux 4000 logements (La Courneuve, dix ans de construction entre 1956 et 1966) destin\u00e9s \u00e0 la masse des ch\u00f4meurs qui s&#8217;annon\u00e7ait, allaient produire d&#8217;\u00e9tranges r\u00e9sultats.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me sociologique n&#8217;\u00e9tait pas l\u00e0 mais bien celui des changements de paradigme \u00e9conomique et des d\u00e9localisations tant mat\u00e9rielles que virtuelles des zones de profits.<\/p>\n<p>Tout cela, cette critique radicale y compris critique de ses grands r\u00e9f\u00e9rents, la revue\u00a0<em>Utopie<\/em>\u00a0s&#8217;\u00e9tait attach\u00e9e \u00e0 en penser.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Epilogue : si mai 1968 n&#8217;avait pas donn\u00e9 \u00e0 conna\u00eetre d&#8217;embouteillages sur les routes, pourtant chacun s&#8217;\u00e9tait organis\u00e9 pour faire des r\u00e9serves d&#8217;essence, et les \u00e9v\u00e9nements d&#8217;abord largement diffus\u00e9s par les radios techniques, s&#8217;\u00e9taient de toutes fa\u00e7ons irr\u00e9m\u00e9diablement \u00e9tendus, et avaient provoqu\u00e9 des r\u00e9flexes solidaires entre les personnes g\u00e9ographiquement \u00e9loign\u00e9es, tels les approvisionnements en l\u00e9gumes des cantines sur les lieux occup\u00e9s.<\/p>\n<p>Il n&#8217;est jamais trop tard pour laisser se d\u00e9velopper les micro solutions exp\u00e9rimentales. Rendre salubres les \u00eelots insalubres plut\u00f4t que les d\u00e9truire, s&#8217;opposer au gel des territoires am\u00e9nageables et les occuper activement, partout on assiste au retour de la pratique urbaine, sauvage ou n\u00e9goci\u00e9e. Notre dame des landes ou la rue Auguste Delacroix, deux solutions diff\u00e9rentes \u00e0 un m\u00eame probl\u00e8me : la mis\u00e8re, la pauvret\u00e9 &#8212; des r\u00e9alit\u00e9s de construire ses propres conditions de vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que vivent les communes.<\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_tta_section][\/vc_tta_accordion][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]\n<p><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Le programme\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_tta_tabs style=&#8221;flat&#8221; shape=&#8221;square&#8221; gap=&#8221;4&#8243; active_section=&#8221;1&#8243; el_class=&#8221;H2&#8243;][vc_tta_section title=&#8221;vendredi 1er juin&#8221; tab_id=&#8221;1524757474237-e41b73e6-c235&#8243; el_class=&#8221;h2&#8243;][vc_column_text]\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>18H \u2022 OUVERTURE DES PORTES<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>18H30 \u2022 S\u00c9ANCE D\u2019OUVERTURE<br \/>\n<\/strong>Une proposition d\u2019Aliette Certhoux et Olivier Hadouchi.<\/p>\n<p><strong><em>The night readers<\/em>, Mathieu Kleyebe Abonnenc, 45 min. (2018)<\/strong><br \/>\nRetour en images sur la guerre civile du Suriname, qui opposa entre 1986 et 1992 le <strong>colonel Bouterse<\/strong>, auteur du coup d\u2019\u00c9tat de 1980, et son ancien garde du corps <strong>Ronnie Brunswijk<\/strong>, instigateur d\u2019un jungle commando.<\/p>\n<p><strong>19H30 \u2022 AP\u00c9RITIF D\u00ceNATOIRE<\/strong><\/p>\n<p><strong>20H15 \u2022 (RE)D\u00c9PLOYER 68 &#8211; 68 (RE)EXTENDED &#8211; DESPLEGAR 68<br \/>\n<\/strong>INTERNATIONALISME(S), ANTI-IMP\u00c9RIALISME\u00a0&amp; CONVERGENCES DES LUTTES ?<br \/>\nUne proposition d\u2019Olivier Hadouchi.<\/p>\n<p><strong><em>J&#8217;ai huit ans<\/em>, Yann Le Masson, 9 min. (1961)<\/strong><br \/>\nCe court m\u00e9trage, tourn\u00e9 clandestinement pendant la guerre d\u2019Alg\u00e9rie, est r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir de dessins d\u2019enfants alg\u00e9riens recueillis en 1961 dans un camp de r\u00e9fugi\u00e9s en Tunisie.<br \/>\nPar leurs dessins, les enfants expriment toute l\u2019horreur de cette guerre qui les a oblig\u00e9s, eux et leur famille, \u00e0 fuir leur pays. Le mode de diffusion \u00ab\u00a0parall\u00e8le\u00a0\u00bb (par le biais de projections clandestines et semi-clandestines) de ce film anticipe les cin\u00e9-tracts de mai 1968.<\/p>\n<p><strong><em>Face au silence,<\/em> Mounir Fatmi, 14 min .(2002)<\/strong><br \/>\n\u00ab\u00a0Face au silence\u00a0\u00bb interroge le silence fait autour de la disparition de Mehdi Ben Barka, pr\u00e9sident du comit\u00e9 pr\u00e9paratoire de la Conf\u00e9rence tricontinentale &amp; grande figure de la gauche marocaine, enlev\u00e9 en plein Paris, devant la Brasserie Lipp, en octobre 1965.<\/p>\n<p><strong><em>Off frame, Jusqu&#8217;\u00e0 la victoire<\/em>, Mohanad Yaqubi, 60 min. (2017)<\/strong><br \/>\nRetour sur les images (film\u00e9es par des cin\u00e9astes palestiniens et d\u2019ailleurs) qui ont accompagn\u00e9, document\u00e9, appuy\u00e9 le mouvement de lib\u00e9ration de la Palestine dans les ann\u00e9es 1960 &amp; 1970, \u00e0 l\u2019heure des bouleversements r\u00e9volutionnaires de ce qu\u2019on appelait alors le \u00ab\u00a0tiers-monde\u00a0\u00bb (en pleine \u00e9bullition).<\/p>\n<p><strong>22H \u2022 MOVING INSIDE \/ LES VIES BOULEVERS\u00c9ES<br \/>\n<\/strong>Une proposition d\u2019Aliette Certhoux .<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Jacques R\u00e9my<\/em>, St\u00e9phane Gatti, 67 min. (2008.2018)<\/strong><br \/>\nUn monde qui n&#8217;\u00e9tait pas celui de la non violence collective ne pouvait \u00eatre celui o\u00f9 le peuple et ses militants restaient d\u00e9sarm\u00e9s, o\u00f9 l&#8217;arme sans armes fut celle des arts martiaux et l&#8217;armement les manches de pioche. Alors les fascistes n&#8217;appartenaient pas \u00e0 des partis parlementaires, ils \u00e9taient constitu\u00e9s en organisations miliciennes offensives contre les Comit\u00e9s Viet Nam et les \u00e9tudiants de l&#8217;UEC et de l&#8217;UNEF, et intervenaient violemment dans toutes les facult\u00e9s. Les anti-imp\u00e9rialistes constitu\u00e9s en services d&#8217;ordre n&#8217;h\u00e9sitaient pas \u00e0 aller affronter les colonialistes. Ce furent d&#8217;ailleurs les troubles \u00e0 l&#8217;origine de mai 1968. Ainsi, toute l&#8217;importance militaire de l&#8217;autod\u00e9fense dans les mouvements d&#8217;avant et de mai 1968, au moment des derni\u00e8res guerres dialectiques et luttes des classes r\u00e9volutionnaires g\u00e9opolitiques et politiques, est \u00e0 comprendre \u00e0 la fois comme la formation d&#8217;une ressource internationale solidaire, et une solidarit\u00e9 sociale locale auto-organis\u00e9e, et comme la forme avant-gardiste de la d\u00e9fense de l&#8217;expression publique et de l&#8217;amiti\u00e9 constructive entre les exploit\u00e9s, les exil\u00e9s, et les exclus. Tous formant une base r\u00e9gionale, unifi\u00e9e par l&#8217;action d&#8217;un ensemble de marxistes et d&#8217;anarchistes solidaires de leurs marges, en rupture avec la ligne sovi\u00e9tique du communisme dans un seul pays tenue par le PCF, sont ceux que bien au-del\u00e0 de L\u00e9nine les m\u00e9dias qualifi\u00e8rent de &#8220;gauchistes&#8221;. Pour combattre les fascistes puissants depuis la guerre d&#8217;Alg\u00e9rie Pierre Goldman avait appel\u00e9 Jacques R\u00e9my \u00e0 former avec Roland Gengenbach le service d&#8217;ordre de l&#8217;UNEF de la Sorbonne. Mais les militants ayant \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s, et Jacques R\u00e9my \u00e9tant bless\u00e9, ils ne furent pas sur les barricades, spontan\u00e9ment dress\u00e9es par une masse d&#8217;\u00e9tudiants solidaires inorganis\u00e9s&#8230;.<br \/>\nJacques R\u00e9my \u00e9voque ces circonstances, et parlant des vies donne \u00e0 comprendre le socle de l&#8217;\u00e9volution sociale parfois difficile de ses camarades, et les vies pr\u00e9caires parfois tragiques des &#8220;Katangais&#8221;.<\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_tta_section][vc_tta_section title=&#8221;Samedi 2 juin&#8221; tab_id=&#8221;1524757474256-b2a13b59-1b98&#8243;][vc_column_text]\n<p><strong>13H00 \u2022 OUVERTURE DES PORTES<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>14H00 \u2022 MOVING INSIDE \/ LES VIES BOULEVERS\u00c9ES<br \/>\n<\/strong>Une proposition d\u2019Aliette Certhoux.<\/p>\n<p><strong><em>Jean-Claude Bourgeois<\/em>, St\u00e9phane Gatti, 49 min. (2008)<br \/>\n<\/strong>Katangais et de l\u00e0 : construire l&#8217;amiti\u00e9 l&#8217;amour, exister. La vie de Jean-Claude Bourgeois est le roman de ses espaces int\u00e9rieurs selon les trajectoires de son aventure chaotique, et d&#8217;autant plus constructive. Les rythmes. Sur un temps extr\u00eamement court, Mai, l&#8217;avant et l&#8217;apr\u00e8s, furent une p\u00e9riode de d\u00e9cloisonnement intense. Le parcours de Jean-Claude en est le symbole. Fils d\u2019ouvrier, tout juste muni d\u2019un CAP d\u2019ajusteur, il fuit l&#8217;usine pour tomber dans la d\u00e9linquance \u00e0 Orly. Il est condamn\u00e9 pour trafic d\u2019armes. \u00c0 sa sortie de prison, il rencontre la troupe turbulente du Ch\u00eane noir (1967) et le monde semble enfin s\u2019ouvrir pour lui. Mai 68 arrive, le voici \u00e0 la Sorbonne parmi les Katangais, puis il s\u2019inscrit \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Vincennes, en philosophie et en math\u00e9matiques, deux des d\u00e9partements prestigieux de la nouvelle universit\u00e9. Il est brillant, choisi sans d\u00e9lai pour devenir moniteur en Math\u00e9matiques. En m\u00eame temps il milite au comit\u00e9 de base de la fac. Ses camarades le pressent de retourner s\u2019\u00e9tablir \u00e0 l\u2019usine alors qu&#8217;il s&#8217;en \u00e9tait \u00e9chapp\u00e9. C\u2019est la crise. Finalement, il accepte, s\u2019embarque avec eux pour Rouen. Il est le seul qui sera embauch\u00e9 dans la forteresse ouvri\u00e8re de Renault Cl\u00e9on. Deux ans. La drogue. Il s\u2019inscrira au cours du soir des Arts et M\u00e9tiers. Il deviendra ing\u00e9nieur sp\u00e9cialis\u00e9 dans la reconnaissance des objets volants, il enseignera. Aujourd&#8217;hui, dans une campagne au sud de la France aupr\u00e8s des aim\u00e9s retrouv\u00e9s, il s&#8217;adonne \u00e0 l&#8217;art de peindre.<br \/>\nDe tout cela Jean-Claude Bourgeois tente une \u00e9vocation compr\u00e9hensive.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Roland &#8211; r\u00e9cits<\/em>, St\u00e9phane Gatti, 67 min. (2018)<br \/>\n<\/strong>Deux fr\u00e8res de Roland se sont suicid\u00e9s Eric et Willy. Il a pass\u00e9 beaucoup de temps aupr\u00e8s de son fr\u00e8re Eric mais il n\u2019a pu emp\u00eacher son geste. Le p\u00e8re de Roland s\u2019inqui\u00e8te et appelle son meilleur ami Micha\u00ebl pour le prier d&#8217;accueillir son fils pendant quelque temps. Mais finalement Roland aussi se suicidera, apr\u00e8s \u00eatre entr\u00e9 en asc\u00e8se mystique pour int\u00e9grer l&#8217;abbaye b\u00e9n\u00e9dictine de Font Gombault et en \u00eatre renvoy\u00e9 par les fr\u00e8res, le consid\u00e9rant inapte \u00e0 la communaut\u00e9. Qui est Roland ? Le gar\u00e7on des mille \u00e2mes pures ou des mille \u00e2mes perdues ? Si fort et fragile \u00e0 la fois. A travers les gens qui l&#8217;ont connu sous l&#8217;un ou l&#8217;autre de ses aspects son camarade et ami St\u00e9phane Gatti qui en fut proche tente un portrait de r\u00e9cits de Roland, sans portrait iconographique. Ainsi, l&#8217;id\u00e9e, l&#8217;abstraction, contre la terreur de l&#8217;alt\u00e9rit\u00e9. Roland, linguiste structuraliste et ma\u00eetre en A\u00efkido formant les militants \u00e0 l&#8217;autod\u00e9fense, une rigueur politique rare, une attention et une \u00e9coute des singularit\u00e9s aussi, un repli par rapport \u00e0 la s\u00e9duction dans son activit\u00e9 \u00e0 la fac, et tant de vies autour de lui et en lui, publiques ou priv\u00e9es, familiales et secr\u00e8tes, intimement comprises par lui et incomprises ou inaper\u00e7ues pour les autres. En 1972, il revient de son \u00e9tablissement comme tourneur, \u00e0 Rouen. \u00ab C\u2019est l\u2019\u00e9poque o\u00f9 chacun se cherche dans une red\u00e9finition du politique : les moteurs en sont le mouvement des femmes, le FHAR front homosexuel d\u2019action r\u00e9volutionnaire, et le ph\u00e9nom\u00e8ne de masse que sont devenus les paradis artificiels : Roland est sur tous les fronts. Un soir il m\u2019appelle. Il est dans un appartement rue Vanneau. Il me d\u00e9clare qu\u2019il est scorpion ascendant scorpion et pendant toute la soir\u00e9e il va se livrer \u00e0 des calculs pour me faire d\u00e9couvrir que je suis moi aussi ascendant scorpion ? Une sorte de complicit\u00e9 &#8220;ascendantale&#8221;\u00a0\u00bb sous l&#8217;\u00e9gide de laquelle il essaye d&#8217;int\u00e9grer en r\u00e9seau d&#8217;affinit\u00e9s \u00e9lectives les gens qu&#8217;il aime pour construire une puissance. Surtout une vocation pour l\u2019autodestruction \u00e0 laquelle ceux qu&#8217;il sollicite r\u00e9sistent. C&#8217;est aussi le moment o\u00f9 \u00ab Il rencontre Daniel Gu\u00e9rin avec qui il \u00e9crit un livre sur l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise. Gu\u00e9rin n\u2019est pas seulement un historien et un militant de l\u2019anarchie, il est aussi une grande figure militante de l\u2019homosexualit\u00e9. C\u2019est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que le nom de Roland appara\u00eet dans un d\u00e9bat organis\u00e9 par le FHAR, publi\u00e9 par la revue du CERFI \u00bb<a href=\"#n1\">(1)<\/a>.<\/p>\n<p><strong>16H30 \u2022 MOVING INSIDE \/ GARE \u00c0 L\u2019URBANISME<br \/>\n<\/strong>Une proposition d\u2019Aliette Certhoux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Gare \u00e0 l\u2019urbanisme, Daniel Guibert, St\u00e9phane Gatti, 15 min. (2013)<br \/>\n<\/strong>On ne sait plus quel haut fonctionnaire de l\u2019Etat se vanta vingt ans apr\u00e8s 1968 d\u2019avoir profit\u00e9 du mouvement de gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale pour organiser imperceptiblement le contingentement de l\u2019essence, en mai, afin de circonscrire les insurg\u00e9s dans leurs lieux insurrectionnels et les gr\u00e9vistes dans les usines occup\u00e9es sur le tas. Mais les accords de Grenelle \u00e9tant sign\u00e9s le 27 mai, elle fut lib\u00e9r\u00e9e d\u00e8s le 31 pour d\u00e9congestionner les bastions de la lutte des classes avec la complicit\u00e9 des syndicats, et pour que tout le peuple se mettant \u00e0 circuler, selon l\u2019expression \u00ab\u00a0circulez, il n\u2019y a [plus] rien \u00e0 voir\u00a0\u00bb, les n\u00e9gociations ayant \u00e9t\u00e9 favorables, les fran\u00e7ais ne fussent pas priv\u00e9s de leurs cong\u00e9s ordinaires cette ann\u00e9e l\u00e0, et furent m\u00eame encourag\u00e9s \u00e0 partir sans devoir affronter l\u2019augmentation des co\u00fbts. Car il fallait les faire taire, ainsi dans la r\u00e9jouissance de la phase consum\u00e9riste ultime du capitalisme de la production, dans ces mouvements de reflux et de flux, s\u2019inscrit aussi la lutte des classes et une fa\u00e7on de la dominer sans violence.<br \/>\nUrbaniser la lutte des classes c\u2019est aussi cela, de la p\u00e9nurie \u00e0 la profusion, de la r\u00e9tention aux flux. Et aujourd\u2019hui depuis les flux de la communication num\u00e9rique du temps r\u00e9el permettant de changer \u00e0 vue les messages, jusqu\u2019\u00e0 la duplicit\u00e9 des r\u00e9seaux entre libert\u00e9 et surveillance, et \u00e0 la novlangue instruisant les doubles contraintes de l\u2019expression et du silence. Tout cela concerne \u00e9galement l\u2019urbanisme dans sa forme virtualis\u00e9e. <em>Gare \u00e0 l\u2019urbanisme<\/em> est une plaquette \u00e9crite et publi\u00e9e en 1969 par un comit\u00e9 d\u2019action de jeunes architectes et urbanistes \u00e9mergents de la revue <em>Utopie<\/em>, pour alerter les \u00e9tudiants sur la pr\u00e9paration de la structure d\u2019enseignement de l\u2019urbanisme, qui innovait de nouvelles formes institutionnelles \u00e0 produire de la ville et \u00e0 la mettre en circulation, comme un moyen ultime de contr\u00f4le du territoire et de ses liaisons. Et d\u2019en former les chiens de garde, impr\u00e9gn\u00e9s de sociologie humaniste, pour administrer la rentabilit\u00e9 des architectes de l\u2019\u00e9tage courant alimentant les caisses des partis politiques, et la rigidit\u00e9 ex\u00e9cutive des X Ponts des nouvelles voies europ\u00e9ennes qui allaient ouvrir la destruction des territoires de la diversit\u00e9 climatique, en quadrillant d\u2019autoroutes et de rond-points la France nouvelle, o\u00f9 avant le remembrement le bocage avait donn\u00e9 les merveilles bio-climatiques qu\u2019enfants nous avions pu encore conna\u00eetre. Certes la productivit\u00e9 agricole s\u2019engagea dans une autre voie, l\u2019industrielle, o\u00f9 les aides europ\u00e9ennes allaient pleuvoir incitant \u00e0 perdre la libert\u00e9 de produire dans l\u2019\u00e9quilibre de l\u2019assolement triennal.<br \/>\nL\u2019\u00e9quipement qui modifie rationnellement l\u2019environnement et l\u2019\u00e9cologie, au titre de la gestion du grand nombre des populations, et pas seulement les voitures qui s\u2019y accumulent, c\u2019est encore cela, l\u2019urbanisme.<br \/>\nA l\u2019instar de la cr\u00e9ation de l\u2019Atelier parisien d\u2019urbanisme (APUR) en 1967, pour mener des op\u00e9rations d\u2019envergure sur les quartiers et cr\u00e9er les taxes aff\u00e9rentes, dont on sait aujourd\u2019hui que le plus souvent elles d\u00e9figur\u00e8rent non seulement le profil mais le corps social de la ville, les nouvelles institutions de formation r\u00e9cup\u00e9raient la th\u00e9orie critique de la ville. Aujourd\u2019hui c\u2019est l\u2019APUR qui administre les travaux du Grand Paris.<br \/>\nLe livre de rupture \u00e9tait l\u2019ouvrage de Henri Lefebvre, <em>Le Droit \u00e0 la ville<\/em>. Loin de l\u2019urbanisme unitaire et de la d\u00e9rive des Situationnistes, ce fut la proposition d\u2019une organisation \u00e9tatique bienveillante de l\u2019espace en partage d\u2019\u00e9galit\u00e9 sociale, l\u2019extension des villes existantes et leurs mises en r\u00e9seau plut\u00f4t que les villes dortoirs ou les conglom\u00e9rats aux 4000 logements (La Courneuve, dix ans de construction entre 1956 et 1966) des prol\u00e9taires destin\u00e9s \u00e0 grossir la masse des ch\u00f4meurs qui s\u2019annon\u00e7ait. Tout cela et ses solutions allaient produire d\u2019\u00e9tranges r\u00e9sultats sociaux, post-coloniaux et s\u00e9gr\u00e9gationnistes, et une grande d\u00e9linquance.. Le probl\u00e8me sociologique n\u2019\u00e9tait pas l\u00e0 mais bien celui des changements de paradigme \u00e9conomique et des d\u00e9localisations tant mat\u00e9rielles que virtuelles des zones de profits.<br \/>\nTout cela, cette critique radicale y compris critique de ses grands r\u00e9f\u00e9rents, et donc critique d\u2019elle-m\u00eame, la revue <em>Utopie<\/em> s\u2019\u00e9tait attach\u00e9e \u00e0 en penser sur l\u2019histoire, sur la structure, sur la philosophie critique de la sociologie \u00e0 la lueur de l\u2019anthropologie sociale.<br \/>\nDaniel Guibert fut de ces militants volontaires, \u00e0 la plume et aux happenings du discours public critique de l\u2019exploitation sociale sur les sites m\u00eames (les Grands magasins par exemple, avec Hubert Tonka), o\u00f9 les \u00e9tudiants \u00e9taient invit\u00e9s \u00e0 se d\u00e9placer au titre des cours activistes, et l\u2019auto-d\u00e9fense requise pour affronter les flics maison.<br \/>\nApr\u00e8s quoi il devint chercheur et professeur habilit\u00e9 \u00e0 diriger des recherches.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Construire ensemble la rue Auguste Delacroix<\/em>, Jacques K\u00e9badian, 148 min. (2014)<br \/>\n<\/strong>Un film en deux parties\u00a0: La maison de Sophie\u00a0; \u00c0 chacun sa maison.<br \/>\nBoulogne-sur-Mer, un quartier excentr\u00e9 constitu\u00e9 principalement d\u2019une rue comme une cour\u00e9e, bord\u00e9e de pavillons mitoyens au m\u00eame profil et sans jardin, datant des ann\u00e9es soixante-dix, qui se sont d\u00e9glingu\u00e9s faute de maintenance, certaines maisons commen\u00e7ant \u00e0 se ruiner. C\u2019est la spirale d\u2019un d\u00e9laissement plus ou moins r\u00e9sign\u00e9 sous l\u2019effet de la mis\u00e8re des habitants et des gamins qui se vengent contre l\u2019insalubrit\u00e9 ou la promiscuit\u00e9 en s\u2019attaquant \u00e0 ce qui reste debout. La plupart de cette population de blancs pauvres est marginalis\u00e9e, ils sont pr\u00e9caires mais ont tiss\u00e9 des liens. C\u2019est une grande famille, disent-ils. Avec ses conflits. Le monde ext\u00e9rieur, c\u2019est le bailleur HLM, la municipalit\u00e9, les caisses de retraite ou de ch\u00f4mage, l\u2019\u00e9cole&#8230; Plut\u00f4t que d\u00e9placer la population en mal de pouvoir \u00eatre relog\u00e9e, une r\u00e9novation est envisag\u00e9e avec un financement associatif et une participation de la ville et de la r\u00e9gion, et la participation des habitants qui peuvent contribuer aux r\u00e9parations de leur logement.<br \/>\nLe film est la chronique polyphonique cam\u00e9ra \u00e0 la main sur ce chantier d\u2019une r\u00e9novation incroyable qui dura trois ans \u00e0 Boulogne sur Mer. Au c\u0153ur de la rue d\u00e9laiss\u00e9e par la ville s\u00e9gr\u00e9gative, les habitants de l\u2019h\u00e9t\u00e9rotopie sortant de leur stupeur et de leur d\u00e9sespoir d\u00e9cident de s\u2019impliquer au renouveau de leur maison dans l\u2019esprit d\u2019un r\u00e9am\u00e9nagement de leur quartier par eux-m\u00eames, \u00e0 la force de leur poignet, aid\u00e9s par des petites entreprises qui interviennent sur les points d\u00e9licats ou uniformis\u00e9s. Ils sont accompagn\u00e9s par une jeune architecte, qui assure et assume la coordination technique et participative du chantier. Sophie Ricard. Pour parvenir \u00e0 organiser la r\u00e9novation avec l\u2019assentiment et l\u2019aide des habitants elle s\u2019\u00e9tablit parmi eux dans une maison de la rue et partage leur vie. Une aventure humaine \u00e0 la fois institutionnelle et militante \u00e0 laquelle participe le cin\u00e9aste chaque fois qu\u2019il les rejoint. C\u2019est aussi l\u2019histoire des habitants qui se raconte \u00e0 travers celle de la rue gr\u00e2ce \u00e0 quelques familles qui en \u00e9voquent la dur\u00e9e et se confient.<br \/>\nMais rien n\u2019est parfait, le bailleur public resurgit\u00a0: puisque les maisons sont r\u00e9habilit\u00e9es, pourquoi ne pas augmenter le loyer\u00a0? Une nouvelle lutte commence&#8230;<\/p>\n<p><strong>20H00 \u2022 REPAS ET DISCUSSIONS<\/strong><\/p>\n<p><strong>21H00 \u2022 (RE)D\u00c9PLOYER 68 &#8211; 68 (RE)EXTENDED &#8211; DESPLEGAR 68<br \/>\n<\/strong>JE, TU, IL, ELLE&#8230; ELLES, EUX<br \/>\nUne proposition d\u2019Olivier Hadouchi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Exprmntl 4 knokke<\/em>, Claudia Von Alemann, 40 min. (1967)<\/strong><br \/>\nEprmntl 4 nous plonge dans l&#8217;ambiance survolt\u00e9e du festival de cin\u00e9ma d&#8217;avant-garde de Knokke-le-Zoute en 1967. Cette \u00e9dition a accueilli des performances de Jean-Jacques Lebel, des travaux de Yoko Ono, des s\u00e9ances agit\u00e9es&#8230; sur fond de contestation de la guerre du Vietnam.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Album 1, <\/em>Boris Lehman,\u00a0 60 min. (1974)<\/strong><br \/>\nCe film muet, o\u00f9 l&#8217;on croise plusieurs ami(e)s de l&#8217;auteur, est accompagn\u00e9 du\u00a0groupe\u00a0<strong>Local Entretien <\/strong>compos\u00e9 de Guillaume Zimouche, Simon Linard-Cazanave, Th\u00e9o Vincent, Jon Haure-Plac\u00e9,\u00a0jouant en live.<\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_tta_section][vc_tta_section title=&#8221;Dimanche 3 juin&#8221; tab_id=&#8221;1524759718726-7927f943-a444&#8243;][vc_column_text]\n<p><strong>14H30 \u2022 OUVERTURE DES PORTES<\/strong><\/p>\n<p><strong>15H \u2022 (RE)D\u00c9PLOYER 68 &#8211; 68 (RE)EXTENDED &#8211; DESPLEGAR 68<br \/>\n<\/strong>D\u00c9TRUIRE, RECONSTRUIRE &amp; D\u00c9CENTR(ALIS)ER ?<br \/>\nUne proposition d\u2019Olivier Hadouchi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>D\u00e9truisez-vous<\/em>, Serge Bard, 60 min.(1968)<\/strong><br \/>\nEtudiant en ethnologie \u00e0 l&#8217;universit\u00e9 de Nanterre. Serge Bard quitte la fac \u00e0 la fin de l&#8217;ann\u00e9e 1967, trouvant le syst\u00e8me universitaire trop ali\u00e9nant. En avril 1968, il tourne ce film qui annonce les \u00e9v\u00e9nements de Mai 68. Le titre provient d&#8217;un graffiti \u00e9crit sur les murs des beaux-arts: \u00abAidez-nous: d\u00e9truisez-vous\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Sochaux, 11 juin 1968<\/em>, Groupe Medvedkine, 20 min.(1970)<\/strong><br \/>\n11 juin 1968. Apr\u00e8s 22 jour de gr\u00e8ve, la police investit les usines Peugeot \u00e0 Sochaux : deux morts, cent cinquante bless\u00e9s. Un drame longtemps rest\u00e9 dans l&#8217;oubli. Des t\u00e9moins racontent.<\/p>\n<p><strong>17H30 \u2022 (RE)D\u00c9PLOYER 68 &#8211; 68 (RE)EXTENDED &#8211; DESPLEGAR 68<br \/>\n<\/strong>INTERNATIONALISME(S), ANTI-IMP\u00c9RIALISME\u00a0&amp; CONVERGENCES DES LUTTES ?<br \/>\nUne proposition d\u2019Olivier Hadouchi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Me gustan los estudiantes<\/em>, Mario Handler, 9 min.(1968)<\/strong><br \/>\nDes \u00e9tudiants uruguayens manifestent lors de la r\u00e9union des chefs d&#8217;\u00c9tat \u00e0 Punta del Este. Le film est structur\u00e9 comme un contrepoint entre les pr\u00e9sidents, les \u00e9tudiants et un groupe de policiers qui r\u00e9priment violemment la manifestation.<\/p>\n<p><strong><em>Liber Arce, Liberarse<\/em>, Mario Handler, 14 min.(1970)<\/strong><br \/>\nL&#8217;\u00e9tudiant Liber Arce a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par la police lors d&#8217;une manifestation. Ses fun\u00e9railles devinrent la plus grande manifestation de Montevideo.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Contesta\u00e7\u00e3o<\/em>, Jo\u00e3o Trevisan, 14 min.(1969)<br \/>\n<\/strong>Tourn\u00e9 clandestinement par un cin\u00e9aste br\u00e9silien, ce documentaire engag\u00e9 agence des images de la contestation plan\u00e9taire autour de 1968, en critiquant vigoureusement les r\u00e9gimes conservateurs et dictatoriaux (Br\u00e9sil, Espagne, Portugal\u2026).<\/p>\n<p><strong><em>Kathleen &amp; Eldridge Cleaver<\/em>, Claudia Von Alemann, 24 min.(1970)<br \/>\n<\/strong>Un document visuel peu connu : Claudia Von Alemann est venue \u00e0 Alger filmer des d\u00e9clarations de Kathleen et Eldridge Cleaver, un dirigeant Black Panther et son \u00e9pouse alors en exil dans la capitale de ce pays.<\/p>\n<p><strong><em>79 Primavera<\/em>, Santiago \u00c1lvarez, 25 min.(1969)<br \/>\n<\/strong>Un documentaire d&#8217;agit-prop marquant la mort du dirigeant nationaliste vietnamien Ho Ch\u00ed Minh, utilisant des images trouv\u00e9es pour relier son travail \u00e0 des mouvements politiques mondiaux comprenant la r\u00e9volution cubaine et la r\u00e9sistance aux Etats-Unis \u00e0 la guerre du Vietnam.<\/p>\n<p><strong><em>Moroni<\/em>, Mounir Allaoui, 6 min. (2002)<\/strong><br \/>\nL&#8217;artiste r\u00e9unionnais Mounir Allaoui filme Moroni, la capitale des Comores, comme un songe \u00e9veill\u00e9, sur fond d&#8217;insurrection.<\/p>\n<p><strong><em>I live in a Bush World<\/em>, Lionel Soukaz, 6 min.(2002)<br \/>\n<\/strong>Les trois premi\u00e8res minutes que j&#8217;ai film\u00e9es sur les Champs Elys\u00e9es, \u00e0 la demande de Derek Woolfenden, sont tir\u00e9es de son film\u00a0Playdead. Puis Bush est arriv\u00e9 \u00e0 Paris et, comme tous ces manifestants, j&#8217;ai r\u00e9agi.\u00a0<strong>Lionel Soukaz<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Texas Chainsaw Political Massacre<\/em>,\u00a0Lionel Soukaz, 6 min.(2002)<br \/>\n<\/strong>Sur la bande-son (en VF) de &#8220;Massacre \u00e0 la tron\u00e7onneuse&#8221;, film d&#8217;horreur culte avec un ignoble tueur texan, Lionel Soukaz associe des images de protestation contre la guerre men\u00e9e par Bush Jr.<\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_tta_section][\/vc_tta_tabs][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]\n<p><span style=\"font-size: 12pt; color: #000000;\"> <strong>Invit\u00e9s<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Bachir Ben Barka<\/strong>, ma\u00eetre de conf\u00e9rence \u00e0 l&#8217;IUT de Belfort-Montb\u00e9liard. Fils de\u00a0Mehdi Ben Barka\u00a0Il est pr\u00e9sident de l\u2019Institut Mehdi Ben Barka.<br \/>\n<strong>Mounir Allaoui,\u00a0<\/strong><em>vid\u00e9aste, critique de cin\u00e9ma, r\u00e9alise un travail vid\u00e9ographique d\u00e9cal\u00e9 du sujet<\/em>documentaire.<br \/>\n<strong>Louisette Far\u00e9niaux\u00a0<\/strong><em>ma\u00eetre de conf\u00e9rences honoraires en \u00e9tudes cin\u00e9matographiques, auteure de publications consacr\u00e9es au cin\u00e9ma documentaire et au cin\u00e9ma du Nord &#8211; Pas-de-Calais<br \/>\n<\/em><strong>Claudia Von Alemann\u00a0<\/strong><em>est une cin\u00e9aste allemande ayant su concilier une approche f\u00e9ministe et internationaliste<\/em><em><br \/>\n<\/em><strong>Jacques K\u00e9badian,\u00a0<\/strong><em>auteur et r\u00e9alisateur de films notamment documentaires sur divers sujets et particuli\u00e8rement sur les arts et les lettres du point de vue de la cr\u00e9ation, et de nombreux films sur l\u2019immigration arm\u00e9nienne<br \/>\n<\/em><strong>St\u00e9phane Gatti, <\/strong><em>\u00ab \u00c9bloui par les ateliers d\u2019affiches de s\u00e9rigraphies des Beaux arts en Mai 68, il a exerc\u00e9 le m\u00e9tier d\u2019affichiste public, 50 ans durant. Derni\u00e8rement il a anim\u00e9 un atelier avec les \u00e9l\u00e8ves d\u2019une classe relais \u00e0 Montreuil pendant dix ans. Il y a deux ans, elles ont \u00e9t\u00e9 expos\u00e9es au mus\u00e9e de l\u2019homme. Cette activit\u00e9 de cr\u00e9ations d\u2019affiches l\u2019a men\u00e9 \u00e0 questionner tous les secteurs de l\u2019image : filmer, sc\u00e9nographier, exposer. Son id\u00e9e a \u00e9t\u00e9 de mettre en place des exp\u00e9riences o\u00f9 toutes ces pratiques fonctionnaient en \u00e9cho l\u2019une de l\u2019autre. Au fil des ann\u00e9es, on le voit revenir sur des th\u00e9matiques qui lui tiennent \u00e0 c\u0153ur : la musique contemporaine, la classe ouvri\u00e8re, la po\u00e9sie,\u00a0la psychiatrie, et la d\u00e9rive urbaine. Sans oublier une collaboration suivie avec Armand Gatti \u00bb<br \/>\n<\/em><strong>Daniel Guibert\u00a0<\/strong><em>architecte (DPLG \u00c9cole nationale sup\u00e9rieure des Beaux-Arts, Paris), Urbaniste (dipl\u00f4me de l\u2019Institut d\u2019Urbanisme de Paris Dauphine). Ancien professeur titulaire des Ecoles d\u2019Architecture (ENSA Paris-Malaquais). Docteur en philosophie.<br \/>\n<\/em><strong>Jean-Marc Salmon\u00a0<\/strong><em>est sociologue. Il a dirig\u00e9 le Bureau du livre fran\u00e7ais de New York de 1987 \u00e0 1991.<br \/>\n<\/em><strong>Boris Lehman\u00a0<\/strong>c<em>in\u00e9aste belge aux fronti\u00e8res du cin\u00e9ma exp\u00e9rimental, de l&#8217;essai cin\u00e9matographique, du journal film\u00e9 et du documentaire.<br \/>\n<\/em><strong>Jackie Raynal-Saleh\u00a0<\/strong><em>r\u00e9alisatrice, actrice et monteuse fran\u00e7aise Jackie Raynal-Saleh est une cin\u00e9aste proche du cin\u00e9ma underground new-yorkais.<br \/>\n<\/em><strong>Mathieu Kleyebe Abonnenc <\/strong>se consacre aux h\u00e9g\u00e9monies culturelles sur lesquelles repose l&#8217;\u00e9volution des soci\u00e9t\u00e9s contemporaines. Par la vid\u00e9o, la photographie, l&#8217;installation, le dessin ou l&#8217;exposition, il explore les principes de la pr\u00e9sence dominante d&#8217;\u00e9l\u00e9ments et d&#8217;\u00e9v\u00e9nements pr\u00e9existants &#8211; notamment ceux li\u00e9s \u00e0 l&#8217;histoire imp\u00e9riale et aux colonies des pays dits \u00abd\u00e9velopp\u00e9s\u00bb. De nombreux objets constituent une m\u00e9moire collective dans laquelle le principe universel a \u00e9t\u00e9 test\u00e9 il y a plus d&#8217;un si\u00e8cle. Chacun de ces \u00e9l\u00e9ments doit \u00eatre constamment ren\u00e9goci\u00e9 afin de d\u00e9couvrir les conflits contemporains, vis-\u00e0-vis de la construction d&#8217;une identit\u00e9, d&#8217;une communaut\u00e9, d&#8217;une nation, et de laisser le temps de r\u00e9inventer l&#8217;action artistique et politique.<\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: 12pt;\">Chercheurs-euses et universitaires<\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong>Sylvain Dreyer\u00a0<\/strong>ma\u00eetre de conf\u00e9rence, auteur d\u2019un ouvrage sur les r\u00e9volutions au cin\u00e9ma.<br \/>\n<strong>S\u00e9bastien Layerle<\/strong>: ma\u00eetre de conf\u00e9rence d&#8217;une th\u00e8se et d&#8217;un livre sur les cin\u00e9mas en mai 1968<br \/>\n<strong>Catherine Roud\u00e9<\/strong>: enseignante-chercheuse auteur d&#8217;une th\u00e8se et d&#8217;un livre sur ISKRA<br \/>\n<strong>Marguerite Vappereau<\/strong>: ma\u00eetre de conf\u00e9rence, auteur d\u2019une th\u00e8se sur Genet, elle a co-dirig\u00e9 plusieurs ouvrages (autour de R. Allio ou A. Pelechian).<\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]\n<p>Pour plus d&#8217;infos contactez <strong>Olivia EARLE<\/strong> au <strong>+33 (0)2 48 50 42 47<\/strong><\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]\n<p style=\"text-align: justify;\"><a name=\"n1\"><\/a><a href=\"#n1\">(1)<\/a>Note de l&#8217;auteur : \u00ab\u00a0<em>Avoir un ami c\u2019est bien, en parler c\u2019est plus compliqu\u00e9, la possibilit\u00e9 de raconter ou de dire quelque chose sur Roland s\u2019est peut-\u00eatre d\u00e9bloqu\u00e9e avec la d\u00e9couverte de son p\u00e8re. Tous les deux sont morts aujourd\u2019hui mais placer le r\u00e9cit de leur vie c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te provoque \u00e0 la fois tension et compr\u00e9hension. Willy le p\u00e8re est n\u00e9 en 1916 en Allemagne. Roland a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u au camp du Vernet o\u00f9 sa m\u00e8re \u00e9tait venue rendre visite \u00e0 son p\u00e8re enferm\u00e9 en 1942. C\u2019\u00e9tait ce camp de r\u00e9tention fran\u00e7ais pour les \u00e9trangers sans statut ou &#8220;ind\u00e9sirables&#8221;, les antifascistes, et les Juifs, dont Arthur Koestler qui y avait s\u00e9journ\u00e9 pendant un an \u00e9voqua les conditions terribles dans La lie de la terre&#8230; La premi\u00e8re chose qui frappait quand on rentrait dans l\u2019intimit\u00e9 de Roland c\u2019\u00e9tait la d\u00e9couverte de la librairie de la rue Pierre Nicole qui \u00e9tait tenue par sa m\u00e8re. D\u2019abord il y avait un appartement au-dessus de la librairie o\u00f9 vivaient tous les fr\u00e8res\u00a0: Roland, Eric, Willy et Marc. Chacun des fr\u00e8res \u00e9tait un arch\u00e9type\u00a0: Roland, brillant intellectuel engag\u00e9 politiquement\u00a0; \u00c9ric, charmant d\u00e9linquant\u00a0; Willy, chef de la bande des motos Norton \u00e0 la Contrescarpe\u00a0; Marc, le livreur. Le p\u00e8re avait achet\u00e9 cette librairie pour sa famille mais lui-m\u00eame, vivant s\u00e9par\u00e9 de la m\u00e8re, s\u2019\u00e9tait install\u00e9 au bord de la Seine pour devenir bouquiniste jusqu\u2019au dernier jour de sa vie. La m\u00e8re de Roland se chargeait de nourrir tout ce monde. Plusieurs fois par semaine, le p\u00e8re arrivait raide comme la justice, traversait la librairie et entrait dans la cuisine pour prendre un repas silencieux puis il repartait presque sans mot dire. Les enfants se taisaient, ils le regardaient comme une esp\u00e8ce d\u2019ours. Quand Roland entra \u00e0 la Sorbonne, ses amis \u00e9tudiants venaient souvent profiter de cette hospitalit\u00e9. C\u2019\u00e9tait un refuge pour tous. Dans cette cuisine se croisaient les diff\u00e9rentes activit\u00e9s des fr\u00e8res\u00a0: on pouvait trouver des paquets d\u2019herbes hallucinog\u00e8nes pr\u00eats \u00e0 la vente, sur les \u00e9tag\u00e8res tous les livres de la radicalit\u00e9 politique, ou encore, au sous-sol, des manteaux de fourrures vol\u00e9s dans un camion. (&#8230;) Apr\u00e8s l\u2019agitation universitaire, des \u00e9tudiants mao\u00efstes du comit\u00e9 de base de Vincennes d\u00e9cid\u00e8rent de s\u2019\u00e9tablir en usine. Beaucoup d\u2019entre eux \u00e9taient h\u00e9sitants, aussi ils d\u00e9cid\u00e8rent de proc\u00e9der pendant un mois \u00e0 une \u00ab\u00a0lutte critique r\u00e9forme\u00a0\u00bb selon le mod\u00e8le d\u2019un petit manuel publi\u00e9 par les Chinois, au cours de laquelle certains se r\u00e9voltant quitt\u00e8rent le groupe et les autres ne r\u00e9sist\u00e8rent pas. Cela se faisait en trois temps. Premier temps, la lutte\u00a0: tous les camarades attaquaient un seul d\u2019entre eux pour d\u00e9noncer ses errances et ses faiblesses id\u00e9ologiques. Un deuxi\u00e8me temps consistait \u00e0 formuler th\u00e9oriquement ce qui s\u2019\u00e9tait dit sauvagement. Le troisi\u00e8me temps se manifestait par le fait que le camarade ayant r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9passer ses blocages petit-bourgeois accept\u00e2t d\u2019aller en usine \u2014 et parmi eux il y avait Jean-Claude Bourgeois, fils d\u2019ouvrier et titulaire d\u2019un CAP d\u2019ajusteur et qui inscrit \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Vincennes o\u00f9 son int\u00e9r\u00eat intellectuel avait \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9 par les enseignants allait devoir quitter le travail de moniteur qu\u2019ils lui avaient procur\u00e9 pour qu\u2019il puisse assumer ses \u00e9tudes, et donc abandonner ces \u00e9tudes. Roland, ma\u00eetre en A\u00efkido des militants n\u2019avait jamais particip\u00e9 au comit\u00e9 de base mais par hasard il devint le pr\u00eatre de cette c\u00e9r\u00e9monie obscure, o\u00f9 il se convainquit lui-m\u00eame d\u2019aller s\u2019\u00e9tablir. Ainsi nous nous retrouv\u00e2mes \u00e0 Rouen. (&#8230;) A notre retour, apr\u00e8s nous \u00eatre revus une fois, je perds le contact avec Roland pendant un temps. Un jour, il m\u2019appelle et me donne rendez-vous \u00e0 la Coupole. Je lui \u00e9voque qu\u2019avec H\u00e9l\u00e8ne Chatelain nous travaillons sur la dissidence russe et le traitement des dissidents par des traitements psychiatriques. A peine install\u00e9s nous commandons un demi. Roland sort un flacon d\u2019Halop\u00e9ridol dont il sert une bonne pipette dans son verre en me disant\u00a0: \u00ab\u00a0Tu vois, ici m\u00eame on me traite comme les dissidents russes\u00a0\u00bb. Il me dit que ce m\u00e9dicament est utilis\u00e9 pour le contr\u00f4le des sympt\u00f4mes des psychoses aigu\u00ebs, de la schizophr\u00e9nie aigu\u00eb, des phases maniaques chez les bipolaires (maniaco-d\u00e9pressifs), et pour contr\u00f4ler l\u2019agressivit\u00e9, l\u2019agitation extr\u00eame et les pens\u00e9es psychotiques qui peuvent \u00eatre induites par l\u2019usage d\u00e9tourn\u00e9 de substances psychotropes comme les amph\u00e9tamines, ou le LSD. Puis il me raconte sa tentative manqu\u00e9e d\u2019aller vers Dieu en ayant essay\u00e9 en vain d\u2019int\u00e9grer l\u2019abbaye de Font Gombault.<\/em>\u00a0\u00bb (Extrait du conducteur de travail de St\u00e9phane Gatti).<\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>BANDITS-MAGES receives artists John SANBORN, pioneer of video creation and Pascal LI\u00c8VRE, painter, performer and videographer.<\/p>\n<p>Become regular inhabitants of the Friche Antre-Peaux, they go one and the other, from April 19 to 22, take us in an original creation.<\/p>\n<p>Pens\u00e9es Al\u00e9atoires is a collage of variations and evolutions \u2013 singular gestures and simple thoughts \u2013 that describe a possible tomorrow. Rooted in the power of the individual and exhibited in a fleeting and metaphoric manner, we will discover how small the future will be.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3637,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[37,55,40],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3697"}],"collection":[{"href":"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3697"}],"version-history":[{"count":24,"href":"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3697\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3703,"href":"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3697\/revisions\/3703"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3637"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3697"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3697"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bandits-mages.antrepeaux.net\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3697"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}